ARTIVIEW by ARCHES® Patrick France, aquarelliste vosgien pour qui l’aquarelle est un territoire de liberté

Patrick France, originaire d’Épinal dans les Vosges, est un artiste passionné par l’aquarelle et le patrimoine local, inspiré dès l’enfance par l’art et le travail de son père. Après des études de graphisme, il devient dessinateur pour l’Imagerie d’Épinal et obtient en 1999 le titre « d’aquarelliste archéologue ». Son œuvre marie aquarelle, encre de Chine et acrylique, et s’inspire aussi bien des paysages vosgiens que de ses voyages, créant des scènes animées et lumineuses. Patrick est Maître Palm’Arts et partage volontiers sa passion. C’est donc tout naturellement qu’en 2010, il fonde une école d’aquarelle à Arches.
Présentez-vous brièvement
Je m’appelle Patrick France, je suis aquarelliste. Ma collaboration avec l’Imagerie d’Épinal m’a permis de gagner en notoriété. J’ai mis mon sens du dessin et de la composition au service de l’Imagerie. L’opportunité de pratiquer l’aquarelle de manière plus spontanée, avec des pigments plus intenses, m’a donné une nouvelle liberté d’expression. Cette nouvelle approche, marquée par la créativité, le plaisir et la liberté de peindre, je la dois à Roland Palmaerts dont l’enseignement et le lâcher-prise m’ont beaucoup inspiré.
Quelles techniques utilisez-vous ?
Sur le plan technique, à l’Imagerie d’Épinal, j’utilisais une encre aquarellée, une approche que je retrouve dans mes carnets de voyage ; cela se rapproche davantage du dessin.
Que ce soit à l’école d’aquarelle ou pour mon propre plaisir, je privilégie désormais une approche beaucoup plus libre, avec les prises de pigments, l’eau qui travaille…
Cette grande liberté favorise la créativité, ce qui me passionne aujourd’hui : explorer la lumière à travers le jeu des ombres, des couleurs chaudes et froides, et expérimenter différentes techniques, sans m’appuyer systématiquement sur le dessin, en laissant simplement l’eau guider le résultat.

Selon vous, quel est le plus grand artiste de tous les temps ? Pourquoi ?
Il y a beaucoup d’artistes qui m’interpellent, que j’aime beaucoup. Je me souviens toujours de ce jour où j’étais face au tableau « La Ronde de Nuit » de Rembrandt, à Amsterdam. Ce fut franchement un choc ! Et ça m’a marqué, je l’ai trouvé superbe.
Il y a plein d’autres artistes que j’adore, mais ces artistes, on les retrouve dans les livres d’histoire de l’art.
En ce qui me concerne, l’artiste qui a le plus marqué mon parcours et que je considère comme l’un des plus grands en Belgique, c’est Roland Palmaerts. Il m’a appris à peindre sans passer par le dessin, en utilisant des formes simples, et je souhaite lui rendre hommage à travers cet entretien. Il existe de nombreux grands artistes, mais rares sont ceux qui ont réellement eu une influence dans notre vie. Notre rencontre s’est transformée en amitié et en un véritable échange, dépassant la simple relation d’élève à maître, avec la transmission de bases essentielles. Même si je maîtrisais la technique, il me manquait parfois la compréhension de ce qui fonctionnait ou non dans une œuvre ; Roland a su m’apporter les clés pour progresser. Ses explications étaient souvent ces déclics qui éclairent soudainement, comme un « bon sang, mais c’est bien sûr ! ». Ces petits éléments font toute la différence, surtout lorsqu’il s’agit de transmettre l’aquarelle, et cela, je le lui dois.

Quels sont les sujets qui vous inspirent ?
Les sujets qui m’inspirent, ce sont les paysages, la nature, mais cela peut être aussi bien le corps humain. En fait, il y a beaucoup de choses que j’ai envie de coucher sur le papier. Et je suis curieux de nature, donc il y a beaucoup de champs de prospection qui s’ouvrent à moi par la peinture, par l’aquarelle, par l’acrylique, par tous les mediums.
Comment s’est déroulé votre premier contact avec le papier ARCHES® ?
Je suis Spinalien, je vis donc à 10 kilomètres d’Arches. J’ai toujours travaillé sur le papier ARCHES®, le papier incontournable, je le connais bien, c’est un ami.
Je peux lui demander beaucoup, que ce soit pour des techniques exigeantes, comme des retraits au cutter ou d’autres méthodes assez audacieuses pour donner plus de spontanéité à mes aquarelles. En même temps, sa douceur et sa composition 100 % coton offrent des fondus superbes : les dégradés y sont parfaits. C’est pourquoi je le recommande sans hésiter, c’est selon moi le meilleur papier au monde !
Le papier ARCHES® en un mot
Un ami, un ami sur qui on peut compter.
Vous utilisez le carnet de voyage ARCHES® Aquarelle grain fin, qu’appréciez-vous dans ce format ?
Il est très pratique, facile à glisser dans n’importe quel sac à dos ou petite valise. Une fois déplié, il offre une grande surface de travail, idéale pour réaliser des panoramiques et s’éloigner des formats traditionnels type « carte postale ». Ce que j’apprécie particulièrement, c’est sa polyvalence : il supporte toutes sortes de techniques, du retrait au cutter aux lavis très légers, en passant par le travail au crayon ou en graphisme. Son format est bien pensé, il a une vraie présence et il est beaucoup plus fonctionnel qu’un carnet relié, dont la reliure gêne parfois pour dessiner.






