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Sandra Strait a testé pour vous les carnets de voyage ARCHES® Aquarelle

Sandra Strait est une artiste américaine autodidacte et blogueuse passionnée par les techniques créatives. Elle publie des tests et des tutoriels sur son site Doodlewash.

Nous sommes ravis qu’elle ait consacré un article à nos carnets de voyage ARCHES® Aquarelle. Nous la remercions sincèrement pour ce travail minutieux et inspirant, et nous vous partageons ici son article :

25 juin 2026

Le carnet de voyage ARCHES® Aquarelle est tout simplement un bloc de papier aquarelle professionnel à emporter, disponible en grain fin ou satiné. Le carnet se présente au format paysage 15 x 25 cm, avec spirales, à emporter pour peindre en déplacement.

Si vous avez déjà utilisé de l’aquarelle, vous avez probablement déjà vu le papier ARCHES® Aquarelle en boutique ou entendu dire que c’était le papier idéal pour l’aquarelle, celui utilisé par les professionnels.

Bien sûr, aucun papier ne peut convenir à tous les styles ou à toutes les préférences, mais ARCHES® Aquarelle reste l’un des plus résistants et des plus versatiles.

En bref : 100 % coton fibres longues + fabrication sur forme ronde + gélatinage à cœur exclusif = contrôle, durabilité, couleurs toujours éclatantes et performances.

C’est un produit très robuste qui permet néanmoins d’obtenir des résultats raffinés et élégants.

carnets de voyage ARCHES® Aquarelle

Caractéristiques

  • Taille : 15 x 25 cm
  • Poids : 300 g/m²
  • Papier : 100 % coton, fabrication sur forme ronde
  • Surfaces : Grain fin et grain satiné
  • Couleur : Blanc naturel
  • Nombre de feuilles : 15
  • Reliure : Reliure spiralée en métal sur le petit côté (format paysage)
  • Couverture : Couverture souple et fond rigide

Aspect et ergonomie

Le carnet de voyage ARCHES® Aquarelle est disponible en grain fin ou en grain satiné. Avec son format 15 x 25 cm, il est assez grand pour des peintures détaillées, mais assez compact pour être emporté.

ARCHES® Aquarelle Travel Journals

La version grain fin possède une couverture verte avec un cadre noir.

ARCHES® Aquarelle Travel Journals

La version grain satiné possède une couverture rose avec un cadre noir.

Extérieur

Intérieur

Les carnets sont reliés sur leur petit côté, ce qui les rend parfaits pour la peinture de paysages en plein air. La reliure spiralée permet de poser le carnet complètement à plat et de faire passer les pages à l’arrière. Ainsi, vous pouvez manipuler facilement le carnet, chez vous ou à l’extérieur.

Les spirales sont épaisses et solides, et les trous dans le papier sont assez larges pour faire glisser facilement les feuilles, mais pas trop pour éviter qu’elles ne se retrouvent de travers.

À l’intérieur du carnet, vous pouvez observer un écart entre les extrémités des spirales. Ce n’est pas forcément facile, vous devrez un peu bouger les spirales, mais il est possible d’enlever les feuilles sans déchirer le papier. Si vous en avez la patience, vous pourrez aussi repositionner les feuilles dans le carnet.

Les couvertures avant et arrière sont en papier souple, mais le fond est en carton rigide pour plus de stabilité. Les deux couvertures sont assez solides pour être utilisées avec des techniques mixtes si vous souhaitez les décorer.

Le papier

carnets de voyage ARCHES® Aquarelle

Gauche : grain fin, droite : grain satiné

Le papier ARCHES® repose sur des essentiels : un coton 100 % fibres longues, une fabrication sur forme ronde et un gélatinage à cœur, une combinaison exclusive ARCHES®.

Ce papier est connu pour son grain marqué. Il est comparable à des papiers considérés comme rugueux chez d’autres marques.

En effet, la surface de ce papier est plus texturée que beaucoup de papiers au grain fin, mais il permet tout de même d’obtenir des détails assez précis. Vous ne pourrez cependant pas tracer de lignes nettes avec votre crayon, et il vous faudra des feuilles plus grandes si vous voulez plus de détails.

Le grain est plus dur pour les pinceaux, surtout ceux en poils naturels ou les pinceaux plus souples.

Le papier ARCHES® Aquarelle grain satiné est obtenu en pressant la feuille dans des rouleaux afin d’aplatir le matelas fibreux pour obtenir une surface plus lisse.

Il est lisse mais moins que les papiers satinés de beaucoup d’autres marques.
Pour tester ces deux surfaces, j’ai commencé par appliquer au hasard du fluide de masquage sur une feuille de papier au grain fin et une feuille au grain satiné. Une fois le fluide de masquage sec, j’ai saturé chaque page avec beaucoup d’eau, assez pour créer de petites flaques, et j’ai ajouté de la couleur. Le fait d’incliner le papier a aidé à bien déplacer et à mélanger les pigments.

Une fois que tout était sec, j’ai pu retirer proprement le fluide de masquage des deux feuilles.

Sur les deux pages, les lavis ont réagi comme je m’y attendais sur un grain fin et un grain satiné.

carnets de voyage ARCHES® Aquarelle

Gauche : grain fin, droite : grain satiné

À la même étape de mon test comparatif, j’ai enlevé un peu de couleur des deux feuilles, et c’est là que j’ai remarqué la plus grande différence.

Sur le papier au grain fin, la peinture a continué à se déplacer pendant un bon moment, les couleurs se sont donc plus mélangées, et la plupart des bords étaient doux et flous une fois secs. Quand j’ai enlevé un peu de couleur de la surface humide, le pigment a continué à se déplacer, laissant une zone légèrement plus claire avec une texture clairement granuleuse.

Sur le papier au grain satiné, la peinture a bougé quelques secondes seulement avant de se stabiliser. Les bords étaient donc plus nets, et les marques plus prononcées. Le fait d’enlever de la peinture de la surface humide a permis de créer une zone plus claire bien définie.

Ce qui m’a le plus surprise est l’intensité de la granulation sur le papier au grain satiné, qui était bien plus prononcée que je ne le pensais.

carnets de voyage ARCHES® Aquarelle

Gauche : grain fin, droite : grain satiné

La surface du papier satiné est nettement plus lisse que celle du papier au grain fin, donc le niveau de granulation sur les deux feuilles m’a surprise. J’ai décidé de continuer mon test et j’ai recommencé avec des pigments connus pour leur forte granulation.

Malgré sa texture plus lisse, le papier satiné permet d’obtenir une belle granulation, bien plus prononcée que je ne le pensais.

carnets de voyage ARCHES® Aquarelle

A gauche : grain fin recto et verso, à droite grain satiné recto et verso

Avec un crayon de couleur, j’ai fait ressortir les textures afin de voir la différence entre les deux surfaces sur le recto et le verso du papier. Vous pouvez voir que la différence ne réside pas vraiment dans l’intensité des rugosités, mais plutôt dans leur espacement.

Sur les feuilles au grain fin et au grain satiné, le verso est clairement plus lisse que le recto.

J’ai décidé de mener un test de plus pour bien souligner la différence entre les deux textures. Le papier pour aquarelle n’est pas vraiment recommandé pour les stylos et l’encre, mais c’est la technique parfaite pour révéler le comportement des surfaces.

Avec le papier au grain fin, la ligne obtenue avec le stylo est naturellement brisée. Il est compliqué de créer des zones vraiment sombres, pour y arriver il faut bien travailler la surface jusqu’à aplatir la texture. D’un autre côté, avec une pression très légère, vous pouvez obtenir une couverture très subtile et à peine visible, en effleurant le grain du papier.

Je ne me lance habituellement pas dans un dessin à l’encre aussi détaillé sur un papier au grain fin. C’est dur pour le stylo, mais j’aime le caractère que cela donne aux traits.

Encore une fois, j’ai été surprise. Avec toute cette granulation, je pensais que le papier au grain satiné allait être aussi dur sous le stylo que le papier au grain fin. Ce ne fut pas le cas. Au contraire, j’ai pu construire des zones d’ombre plus facilement et obtenir des traits plus nets. Je n’ai pas réussi à obtenir le même effet très subtil, mais presque.

À l’avenir, je n’hésiterai pas à utiliser ce papier satiné pour mes œuvres au stylo et à l’encre, même si je choisirais probablement de travailler sur le verso.

Plein air

Mais que valent ces carnets en plein air ?

J’ai profité d’une journée de printemps ensoleillée pour le découvrir. Je les ai emportés avec moi lors d’une balade en voiture le long de la route 14 dans l’État de Washington. L’objectif ? Profiter des vues sur les gorges du Columbia et mettre les carnets à l’épreuve.

Nous faisons toujours un arrêt au Chamberlain Park de Lyle, dans l’état de Washington : j’en ai donc profité pour sortir le carnet au grain fin et peindre cette vue sur place. J’ai utilisé des pinceaux à réservoir d’eau en plastique abordables et une petite palette à clipser : du matériel simple, mais parfait pour des études rapides.

Le carnet se plie bien et est à la fois petit et léger, ce qui m’a permis de rester debout au niveau du point de vue qui surplombe le Columbia et de peindre de manière confortable tout en m’imprégnant de la vue.

Plus loin, à Maryhill, toujours dans l’État de Washington, les collines laissent place à de magnifiques exploitations vinicoles surplombant le fleuve, avec des vues imprenables sur le mont Hood. J’ai peint cette scène rapidement sur le papier satiné, avec le même matériel.

J’aime l’équilibre de ces carnets : ils sont assez grands pour peindre des paysages satisfaisants, mais assez petits et légers pour une manipulation confortable pour la main et le poignet. Ils me conviennent tout à fait.

Le verso du papier

Bien sûr, je me devais aussi de peindre les versos. J’ai réalisé ces peintures à la maison, car je voulais utiliser du fluide de masquage et m’assurer qu’il se comportait aussi bien sur le verso que sur le recto.

J’ai peint ces carpes sur le verso du papier au grain fin. La surface est plus lisse que celle du recto, mais toujours comparable au recto de beaucoup de papiers au grain fin d’autres marques. Si vous avez l’habitude d’utiliser ces papiers, cette surface pourrait vous sembler similaire.

Sur le verso du papier satiné, la texture était parfaite pour des traits rapides et amples. La surface capture merveilleusement le caractère du pinceau, en ajoutant un effet dramatique aux traits les plus simples.

Superposition et retrait

J’ai superposé plusieurs couches de peinture et enlevé de la matière dans les exemples ci-dessus, mais je n’avais pas encore vraiment mis le papier à l’épreuve, alors que les produits ARCHES® sont connus pour leur résistance. J’ai donc décidé de continuer à travailler mes peintures pour voir jusqu’où je pouvais aller.

J’ai arrêté de compter le nombre de couches pour cette peinture sur grain fin. J’ai aussi enlevé de la peinture à de nombreuses reprises pour apporter des touches de lumière sur la cerise et les morceaux de noix (j’avais couvert la noix de coco de fluide de masquage), et j’ai fait la même chose pour le chocolat, avec des résultats propres.

Le papier n’a pas du tout bouloché, et alors que j’ai enlevé et remis de la peinture à de nombreuses reprises, il a continué à bien prendre la couleur. C’est une surface que vous pouvez beaucoup travailler sans pour autant que la peinture devienne terne.

J’ai recouvert quelques fraises de chocolat pour rester dans le thème : sur le papier satiné, j’ai superposé les couches et enlevé de la peinture pour obtenir des touches de lumière bien nettes. J’ai aussi enlevé de la couleur sur le chocolat, et j’ai tout de même obtenu de belles couleurs éclatantes.

Au début de ce test, j’ai parlé de la résistance et de la versatilité qui font la renommée du papier ARCHES® Aquarelle. La surface peut sembler un peu dure pour certains artistes, même le papier satiné, mais on comprend pourquoi il est tant utilisé par les professionnels de l’aquarelle.

Conclusion

Le papier de ces deux carnets est en coton 100 % fibres longues avec fabrication sur forme ronde, ce qui permet d’obtenir des fibres uniformes très solides et résistantes.
Une autre caractéristique est son collage exclusif qui pénètre toute la feuille. Ce collage maintient plus longtemps la peinture sur la surface afin que les couleurs restent plus éclatantes, ce qui permet aussi de retirer de la matière plus facilement.

Vous pouvez frotter, superposer et enlever de la couleur encore et encore : le papier ne boulochera pas et vous pourrez continuer à ajouter de la peinture.
Le papier gondole légèrement lorsqu’il est soumis à de grandes quantités d’eau, mais il redevient plat en séchant.

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